Une liste des sites de piratage à bloquer

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Pour faire de la publicité au piratage, quoi de mieux que de faire une liste avec les sites à bloquer ? C’est en tout cas que ce que l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) souhaite faire en proposant une liste des sites pirates à bloquer. Quand on y pense cela pourrait prendre tout son sens pour lutter activement contre le piratage. Mais c’est aussi une façon d’indiquer aux utilisateurs les sites à suivre.

Business facile

Les sites de téléchargement illégaux sont d’abord des machines à fric. Ils génèrent pour certains plusieurs milliers d’euros par jour – à la manière de l’ancien T411. Alors que l’investissement de base est presque nul, initier un site est (presque) accessible par tous. Maintenant la grande difficulté est de se faire connaître auprès des utilisateurs.

Mettre en place une liste des sites à abattre en ligne revient dans un premier temps à faire de la publicité. Mais dans un second temps cela peut amener les entreprises diffusants des publicités ou hébergeant ce genre de plateforme à ne pas coopérer avec les membres de la liste. Ceci aurait pour effet de couper le revenu des sites de téléchargement illégal.

Moins de revenus pour les sites de téléchargement

Le piratage et le streaming c'est du vol
Lorsqu’on achète un DVD on a tout le temps droit à ce spot publicitaire qui a de quoi inciter à pirater.

Les sites de téléchargement vivent grâce à leurs publicités – très souvent agressives. Des popups qui s’ouvrent, des images aguicheurs ou des liens affiliés autour des boutons de téléchargement. Voilà le secret des sites de téléchargement quels qu’ils soient.

Bien souvent ces sites font aussi appel aux donations des utilisateurs, afin de prévenir d’éventuelles coupures de publicité. Les crypto monnaies sont souvent utiles, car elles sont aujourd’hui considérés comme fiables. Et garantissent un anonymat alors que les compagnies financières comme Paypal ont fait le choix (logique) de ne plus « sponsoriser » les sites de téléchargement ou de streaming.

L’OMPI souhaite lutter contre le piratage avec une base de données nommée BRIP ou « Building Respect for Intellectual Property » – ce qui n’est pas sans rappeler le termes utilisé dans les fichiers vidéos des sites. L’objectif du projet est de permettre aux parties prenantes de signaler les sites problématiques et de partager cette liste aux annonceurs, afin de les bloquer. Et ainsi limiter leurs revenus.

Pas une idée nouvelle

L’idée ne serait pas nouvelle. La base de données a été introduite par l’OMPI en 2017 après avoir été développé en secret, jusqu’à devenir un projet pleinement opérationnel. Tout comme YouTube récemment cela permettrait d’éviter que certaines marques n’affichent leurs publicités sur des sites peu commodes. Malheureusement on peut douter de l’efficacité de cette initiative, car les sites de téléchargement font généralement usage de régies alternatives.

Conclusion

Encore une fois le téléchargement et le piratage en ligne est menacée. À la fois par des institutions gouvernementales, mais aussi par des ayants-droit, qui font (naturellement) tout pour bloquer le partage de leurs œuvres. Nous restons à l’affût de nouveauté concernant ce projet pour le moment.

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